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Interview Jérôme Rothen
L’Interview
amour
du maillot
Saison 1 / épisode 4
Joueur phare du PSG dans les années 2000, avant l'arrivée des Qataris, Jérôme Rothen était également un des hommes de base de Deschamps à Monaco avant de faire remonter Bastia en Ligue 1 à la fin de sa carrière. Celui qui est désormais consultant pour BeIN Sport et RMC est également passé par la Turquie, les Rangers, de quoi se faire une armoire avec 300, 400 maillots de son propre aveu.
« Pour moi David Beckham
c'était un modèle, un exemple... »

Espace foot : Jérôme, quel est le maillot que t'as toujours voulu avoir et que t'as jamais eu ?
Jérôme Rothen : Petit, mon père a toujours fait en sorte de me faire plaisir et c'était une grande chance, j'en suis conscient. J'avais par exemple le maillot de l'équipe de France en 1986, celui de Platini. En ce qui concerne ma carrière, je dirais le Milan AC. J'ai toujours eu de l'attirance pour ce club. Le maillot, le stade, l'histoire, les joueurs qui composaient cette équipe à l'époque... c'était le grand Milan. Bon j'ai eu des contacts en Italie mais pas avec eux, dommage.




maillots
EF : Le maillot que tu pourrais porter dans la rue ?
J.R. : J'ai toujours adoré le maillot de la Sampdoria. Je ne saurais pas dire pourquoi mais même s'il fait assez foot, je pense que ça dégage suffisamment pour passer.
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Interview Jérôme Rothen
EF : Le plus beau maillot que tu as porté dans ta carrière ?
J.R. : Celui de Monaco. Le plus beau avec lequel j'ai évolué et de loin. J'adore ce maillot avec sa diagonale qui lui est propre et j'ai été très fier de le porter. À l’époque, les finitions de Puma étaient en plus très réussies. C'est un maillot encore d'époque en fait. Tu peux le ressortir aujourd'hui, il ne dénote pas.
D'ailleurs, ça m'arrive de temps en temps de le remettre, pour chambrer ceux avec qui je joue. Pour faire des foot5, je prends celui de Pat' Evra. Sinon, quand on était en Ligue 2 avec Bastia, on avait un très beau maillot blanc, qui rappelait celui de la Sampdoria justement avec des bandes horizontales à hauteur du buste.


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EF : La dernière fois que t'as eu envie d'échanger un maillot avec quelqu'un ?
J.R. : Le sommet pour moi à ce niveau, c'était avec David Beckham. On s'était rencontrés en Ligue des Champions, pour le quart de finale entre le Real Madrid et Monaco. Je lui avais demandé à l'aller parce qu'au retour il était suspendu. Pour moi c'était un modèle, un exemple, parce qu'on était un peu dans le même registre : dans la qualité de centre sans forcément déborder avant.
EF : Le maillot que tu ne porteras jamais ?
J.R. : Celui de Marseille. Ça a pourtant failli se faire à deux reprises. La première fois, c'était en 2002. Au mercato d'hiver, Monaco avait de graves problèmes financiers et l'OM avait tenté une approche. Même si j'avais beaucoup de respect pour Alain Perrin, que j'avais connu à Troyes et qui faisait une superbe première saison, je ne me voyais pas aller là-bas.
À la limite, si les problèmes de l'ASM se confirmaient, j'aurais choisi de signer à Lyon, puisqu'Aulas nous avait sondés, moi et Shabani Nonda. C'est facile de dire ça aujourd'hui, avec les considérations financières à l'époque j'aurais pu signer à Marseille attention. Mais je n'étais pas mécontent que ça ne se soit pas fait. Après, une fois que j'avais su ce que c'était que de mettre le maillot de Paris, c'était tout simplement hors de question.
Pourtant, les dirigeants marseillais m'ont approché une deuxième fois en 2006. À l’époque, il y en avait beaucoup qui faisaient ce trajet Paris - Marseille. Quelques semaines avant, j'étais l'ennemi numéro 1 pour la finale de la Coupe de France et là ils voulaient me faire signer... Le grand monde du football, il n'y a rien d'étonnant. Mais moi, j'ai toujours respecté mon amour de Paris. On peut jouer dans les deux clubs, mais il faut avoir un discours cohérent. Ceux qui embrassent les écussons des deux clubs, ceux qui parlent de club de coeur avant de signer en face... À la limite, je respecte Heinze parce qu'il a été clair. Il est allé à Marseille mais il s'est d'abord proposé à Paris. Ce n'était peut-être pas la priorité à l'époque, les moyens du club n'étaient pas les mêmes que ceux d'aujourd'hui, Marseille proposait 3, 4 fois plus.
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EF : Le maillot le plus moche que t'as porté ?
J.R. : En Turquie, à Ankaraglu. C'était jaune et bleu, ce n’était vraiment pas terrible, j'avais l'impression que c'était le maillot de Sochaux. Je n'ai rien contre Sochaux mais bon... Sinon, il y avait le maillot "Louis Vuitton" au PSG. Je ne sais pas ce qu'ils ont voulu faire. Au final, on le voyait dans les stades, il avait eu du succès auprès de la gente féminine. Mais quand tu es attaché au club, ça te dérange d'avoir un maillot qui n'a aucun rapport avec l'histoire du club. Encore en troisième maillot ça ne m'aurait pas choqué mais là c'était le second. Il y avait eu beaucoup de débats à l'époque dessus.


Espace Foot : La dernière fois que t'as flashé sur un maillot que tu t'es dit que c'était pas mal ?
Jérôme Rothen : Je me suis fait la réflexion avec le maillot noir de Monaco cette saison. Noir avec les inscriptions en jaune, ça me rappelle un maillot qu'on avait nous à l'époque. Sinon, il y a le maillot rouge de Naples, avec lequel ils ont joué contre la Juventus. Je commentais la rencontre pour BeIN Sport et j'ai trouvé que c'était surprenant.
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